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Comment parler de candaulisme à son/sa partenaire sans le/la braquer

Publié le 02 fevrier 2026
Découverte Candaulisme
candaulistes

(Ou comment éviter de dormir sur le canapé pendant six mois)

Introduction – Le sujet qui fait transpirer plus qu’un premier rencard

Allons droit au but. Tu as une envie, une curiosité, un fantasme : le candaulisme. Et là, panique. Comment en parler sans passer pour un pervers, sans blesser, sans déclencher une crise existentielle chez ton/ta partenaire ?

Bonne nouvelle : c’est possible. Mauvaise nouvelle : si tu t’y prends comme un bourrin, tu te plantes à 100 %.

Dans cet article, on va voir quoi dire, quand, comment, et surtout quoi ne pas faire. Pas de langue de bois. Pas de psychologie bullshit. Juste des stratégies concrètes, des exemples réalistes, de l’humour (sinon on pleure), et une vérité simple : le problème n’est presque jamais le fantasme, mais la manière de l’amener.

Le candaulisme, c’est quoi exactement ? (Avant de paniquer inutilement)

Avant d’expliquer comment en parler à son/sa partenaire, mettons les choses au clair. Le candaulisme est une pratique ou un fantasme sexuel dans lequel une personne prend du plaisir à voir son/sa partenaire désiré(e), séduit(e) ou parfois sexuellement impliqué(e) avec une autre personne, avec son accord.

Contrairement aux idées reçues, le candaulisme ne signifie pas forcément :

  • une infidélité déguisée
  • un manque d’amour
  • une envie de remplacer son/sa partenaire

Dans la majorité des cas, le candaulisme repose sur :

  • la confiance dans le couple
  • le jeu psychologique et l’excitation mentale
  • le plaisir de voir l’autre valorisé et désiré
  • un fantasme plus imaginaire que pratique

Point essentiel à comprendre : le candaulisme peut rester au stade du fantasme. Beaucoup de couples n’iront jamais plus loin que des discussions, des scénarios imaginés ou des jeux de rôle verbaux, et ça leur suffit largement.

Autrement dit : parler de candaulisme, ce n’est pas annoncer un plan d’action. C’est parler d’un imaginaire intime. Et c’est précisément pour ça que la manière d’en parler est cruciale.

Étape 1 – Mauvais timing = sabotage garanti

« Non, le dîner chez belle-maman n’est PAS le bon moment »

Parler de candaulisme après une dispute, en pleine période de doute, juste après le sexe ou quand l’autre est stressé, c’est non. Tu choisis un moment calme, neutre, sans pression sexuelle immédiate.

Pose-toi une question simple : « Est-ce que mon/ma partenaire est disponible émotionnellement là, maintenant ? ». Si la réponse est non, tu attends.

Étape 2 – Commencer par le cadre, pas par le fantasme

« Si tu balances le mot cash, tu perds »

Dire directement « j’aimerais parler de candaulisme » déclenche les alarmes. Commence par rassurer.

Exemples :

  • « J’ai envie de te parler d’un fantasme, mais je veux que tu saches que ça ne remet rien en cause entre nous. »
  • « Ce que je vais te dire n’est ni une demande ni une attente, juste une partie de mon imaginaire. »

Sécurité émotionnelle d’abord, fantasme ensuite.

Étape 3 – Parle de toi, pas de ce que tu veux faire à l’autre

« Accusation déguisée = alarme nucléaire »

Évite les formulations qui donnent l’impression d’un scénario imposé. Parle de ce qui se passe dans ta tête, pas de ce que l’autre devrait faire.

Exemples efficaces :

  • « Il y a des idées qui m’excitent et que je trouve intéressantes à partager. »
  • « C’est quelque chose qui existe dans mon imaginaire, pas un plan d’action. »

Étape 4 – Dédramatiser avec de l’humour

« L’humour, c’est le lubrifiant de la discussion »

Un peu d’autodérision montre que tu es conscient du caractère sensible du sujet.

Exemples :

  • « Rassure-toi, je n’ai pas rejoint une secte étrange. »
  • « Dit comme ça, on dirait un mauvais film, mais promis, ce n’est pas ça. »

Étape 5 – Autoriser le refus avant qu’il arrive

« Si tu n’acceptes pas le non, ne pose pas la question »

Dis clairement que le refus est possible et respecté.

Exemples :

  • « Tu as totalement le droit de ne pas être à l’aise avec ça. »
  • « Si ce n’est pas ton truc, ça ne remet pas notre relation en question. »

Un refus accepté permet la discussion. Un refus puni ferme la porte définitivement.

Étape 6 – Rester dans l’imaginaire

« Fantasme ≠ plan d’action »

Ne parle pas tout de suite de passage à l’acte. Commence par l’échange verbal, les scénarios fictifs, les fantasmes racontés.

Beaucoup de couples restent à ce stade, et c’est très bien ainsi.

sexe

Étape 7 – Laisser du temps

« Le silence n’est pas un rejet, c’est une digestion »

Ton/ta partenaire peut avoir besoin de temps pour réfléchir. N’insiste pas, ne relance pas sans cesse, ne surinterprète pas.

Le temps est ton allié. L’insistance est ton ennemi.

Étape 8 – Si ça bloque, respecte. Point.

« Le respect est plus sexy que n’importe quel fantasme »

Certaines personnes ne seront jamais à l’aise avec le candaulisme. Ce n’est ni un manque d’amour ni une fermeture d’esprit.

À toi de voir si ce fantasme est central ou simplement une curiosité. Mais une chose est sûre : on ne force jamais.

Les erreurs qui détruisent tout

  • Comparer son/sa partenaire à d’autres
  • Dire « tout le monde fait ça »
  • Montrer des vidéos pour « expliquer »
  • Parler de quelqu’un de précis
  • Insister après un malaise visible

Conclusion – Le vrai sujet n’est pas le candaulisme

Parler de candaulisme, ce n’est pas parler de sexe. C’est parler de confiance, de sécurité, de communication et de limites.

La manière dont tu abordes le sujet en dit plus sur toi que le fantasme lui-même.

Un fantasme bien exprimé rapproche. Un fantasme imposé éloigne.


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